Quand trop de nucléaire pousse à la catastrophe !

Quand trop de nucléaire pousse à la catastrophe !

Les postures des différents gouvernements (de gauche comme de droite) pousseraient-elles le nucléaire vers une catastrophe à plusieurs niveaux ?

D’un point de vue financier…

Dans le cadre du Brexit, il semblerait que certains euro-députés on eu l’information comme quoi la France soutiendrait le Royaume-Uni pour que cette dernière garde ses avantages pour sa place financière (La City). Le Royaume-Uni enregistre pourtant un sur-coût très important pour ses consommateurs (£39 milliards selon l’équivalent anglais de la Cour des Comptes). On note que tout le risque de construction d’un EPR (Réacteur pressurisé européen) serait à la charge des citoyens français puisque cette tâche serait attribuée à AREVA ou EDF. Ces derniers ne pour l’heure pas encore en mesure de mener à terme à tel projet.

Les syndicats d’EDF grondent et dénoncent un projet et une attitude du conseil d’administration qui pourrait mettre en péril l’entreprise française. EDF qui est en ce moment en perte de vitesse : une action qui a perdu près de 80% de sa valeur en quelques années, le cabinet Standard&Poors a revu à la baisse la note de l’entreprise (de A à A-). EDF n’a donc pas les moyens de s’investir dans un tel projet qui pourrait l’amener à sa ruine, malgré un Etat qui pousse l’entreprise à se positionner.

D’un point de vue économique…

 Il est important de noter que la révolution énergétique est incompatible avec le choix du nucléaire. Le renouvelable prendra le dessus sur le nucléaire, c’est certain. Il semblerait que le gouvernement et EDF ne semblent pas voir les choses de ce point de vue. Pourtant que le groupe français aura de plus en plus de mal à vendre son nucléaire, face à un coût du renouvelable sans cesse en baisse et d’un marché de l’électricité interconnecté. Le tout en restant rentable bien sûr.

Selon Corinne Lepage, ancienne euro-députée et ancienne ministre de l’environnement, il ne fait pas de doute que peu de choses sont mises en place pour réduire la part du nucléaire, et que le choix et la responsabilité de cette orientation seraient entre les mains de EDF, dont la stratégie ne semble pas correspondre.

Tout ceci bloque donc la filière du renouvelable qui est par conséquent en perte de vitesse. Il y a une contraction entre la politique officiellement menée pour les énergies renouvelables et la politique officieusement menée pour le nucléaire.

Une catastrophe nucléaire en perspective ?

Plusieurs sources peuvent mener à croire qu’une catastrophe nucléaire pourrait se produire en France, même si l’Autorité de Sûreté Nucléaire reste très vigilante.

Suite à une enquête sur la cuve de Flamanville, nous avons pu observer un défaut sur toute une série de réacteurs qui sont actuellement en fonctionnement. Ces derniers sont hors service pour une durée non défini. Ceci semble une faiblesse parmi plusieurs constatées ces dernières années par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Corinne Lepage s’inquiète également des mesures de sécurités prises par EDF qui ne semblent pas à la hauteur du potentiel accidentogène des centrales. Et l’entreprise manque cruellement de moyens.

Pour conclure…

Un cercle vicieux peut s’installer en France puisque si l’Etat ne mise pas et n’investit pas dans les énergies renouvelables, le pays restera dépendant du nucléaire. Plus on exploite le nucléaire plus les centrales seront actives malgré leurs faiblesses. On augmente ainsi le risque.

 

Des choses donc à faire et peuvent bouger ! Les présidentielles approchant, on peut espérer un réel débat sur ces questions, avec à la clé de réelles mesures efficaces.